24h Spa : Interview Stéphane Lémeret 24H de Spa


  • Publié le lundi,14 juillet , 2014 á 11:14 | Dans la catégorie : Blancpain Series, Sport

    Par

  • Total 24 hours of Spa 2014 - banner up
    Stéphane Lémeret défendra les couleurs du Delahaye Racing Team
    À la veille des 24 Heures de Spa où il en sera à sa 18ème participation, Stéphane Lémeret nous fait part de ses ambitions.
    Q. Stéphane, avec quelles ambitions abordes-tu le double tour d’horloge spadois  pour le compte du Delahaye Racing ?
    R. L’objectif de mes équipiers français, qui sont les propriétaires de la Porsche engagée par Delahaye, est avant tout de finir. Après, si on pouvait accrocher un podium en Gentlemen et un top 20 au général comme l’an dernier avec la Ferrari Sport Garage, ce serait génial.
    Q. Ce choix, celui du cœur ou de la raison ?
    R. Les deux mon général ! La raison car c’est le seul team qui m’a fait une proposition que je pouvais accepter avant le test-day, le cœur parce que faire les 24 Heures avec le team Delahaye est quelque chose que je devais faire une fois dans ma vie. Pour rappel, je roule pour cette équipe depuis 2000 et Pierre et Gilles, les deux patrons, sont les seules personnes impliquées en sport auto que je côtoie en-dehors des courses. Ce sont de vrais amis et participer aux 24 Heures avec eux est comme une évidence, encore plus depuis ce week-end et notre victoire en Fun Cup biplace avec 12 tours d’avance sur les 2e. Après avoir passé un week-end aussi parfait, j’ai hâte de retrouver toute l’équipe la semaine prochaine dans le cadre des 24 Heures.
    Q. As-tu reçu d’autres propositions ?
    R. J’avais bien sûr la possibilité de rouler sur la Ferrari Sport Garage avec laquelle j’ai fait le début de saison Blancpain mais je n’étais pas sûr de pouvoir réunir le budget nécessaire avant le test-day donc nous avons pris la décision, difficile, de nous séparer après une très chouette collaboration. Le boss de Sport Garage, Christian Petit, est un type bien et j’aime énormément rouler dans cette équipe où je me sens respecté. J’espère que nous nous retrouverons bientôt. Ensuite, j’ai aussi eu une superbe proposition d’un bon team Audi après le test-day mais comme je m’étais engagé vis-à-vis de Delahaye et de mes équipiers Alexandre Viron et Pierre-Etienne Bordet, j’ai évidemment décliné, même si c’était très intéressant, avec d’éventuelles suites pour l’avenir.
    Q. Tu as découvert la Porsche (# 128 – ndlr) à l’occasion du test-day. Sur quels axes de travail t’es-tu concentré ?
    R. D’abord découvrir la voiture car je n’avais jamais roulé en 911 GT3-R. Mais elle est finalement assez proche de la Cup avec laquelle j’ai participé à trois meetings de la Porsche Cup Middle-East 2011 donc je m’y suis assez vite habitué. Après, nous nous sommes concentrés sur les réglages en vue de la course, en essayant de trouver un compromis qui convient à des gentlemen-drivers. Je pense qu’on a fait du bon boulot car tout le monde semblait content en fin de journée. J’ai aussi rôdé les freins en vue de la course, comme ça on sera tranquilles aux essais officiels.
    Q. Penses-tu que l’équipage formé autour de toi est de force égale ou existe-t-il des disparités ?
    R. Forcément, si je suis là c’est parce que j’ai beaucoup d’expérience aux 24 Heures de Spa et que j’ai le statut Silver. Mes équipiers sont classés Bronze et sont de vrais gentlemen-drivers, qui ne roulent pas depuis très longtemps et qui n’ont jamais participé à cette course. Donc, comme l’an dernier avec la Ferrari, je ferai office de capitaine, ce qui me convient très bien, d’autant que je connais assez bien Pierre-Etienne et surtout Alexandre pour les avoir beaucoup côtoyés chez Delahaye en Fun Cup et en BRCC et que l’entente est excellente.
    Q. 2014 n’a pas démarré de la meilleure des manières. Les raisons ?
    R. Bah, moi je trouve que ça ne va pas si mal en tenant compte du fait que je n’ai quasiment plus de sponsors et que je roule donc dans des conditions financières beaucoup plus difficiles qu’avant. Certes, j’espérais qu’on serait plus compétitifs en Blancpain avec la Ferrari mais le niveau en Pro-Am est vraiment incroyable et notre package n’était pas le plus impressionnant, c’est sûr. Je suis par contre très déçu de ne pas avoir gagné en championnat de France au Mans car nous avions le niveau pour nous imposer. Mais la voiture n’était pas compétitive en première manche. Et un accrochage de mon équipier au départ de la 2e, qui nous était promise, a tout fichu par terre. J’en ai vu d’autres mais je suis très déçu car j’y allais vraiment pour gagner.
    Q. Le Paul Ricard a marqué l’amorce d’un retour vers l’avant du peloton après une prestation incisive. Le fruit de réglages adéquats sur lesquels tu as mis le doigt ?
    R. Je me suis en effet régalé au Ricard, où j’ai fait un des plus beaux relais de ma vie, en prenant le départ. J’ai beaucoup dépassé, y compris, assez facilement d’ailleurs, l’Audi numéro 1. Disons que la voiture me convenait enfin, après deux meetings lors desquels nous avons dû apprendre à travailler avec le nouvel ingénieur du team. Il n’a pas beaucoup d’expérience en GT et il a donc un peu cherché sa voie, d’autant plus que j’étais aussi en période d’apprentissage de la voiture, mais c’est vrai, au Ricard nous avons mis le doigt sur quelque chose de très bien. Il fallait juste que la sauce prenne, et ce fut finalement le cas. Dommage de ne pas pouvoir en profiter plus longtemps mais je suis content d’avoir participé à ça, en espérant que Sport Garage fera un bon résultat à Spa.
    Q. Le retrait de DHL marque-t-il la fin d’un chapitre ou d’autres opportunités sont-elles à l’étude ?
    R. J’espère rebondir bien sûr mais ce n’est pas gagné car trouver un nouveau vrai sponsor comme DHL est un peu devenu mission impossible. Mais j’en profite pour remercier les quelques personnes de chez Deutsche Post-DHL qui m’ont soutenu depuis 2002, particulièrement Jean-Claude, Eric et Sabrina. Jean-Claude Delen, le patron de la division Global Forwarding, me donne encore un soutien symbolique cette année, ce qui me touche particulièrement car je sais que c’est très compliqué pour le moment là-bas. Cela va donc faire mes douzièmes 24 Heures de Spa avec son soutien. C’est génial, non !? (P Six)

    , ,

    La rédaction vous propose...

  • Total 24 hours of Spa : test day très instructif
    Avec le climat social actuel à Francorchamps, on s’attendait à un blocage temporaire de l’accès à la piste. Dès...
  • Racing Festival : l’album des « saloon cars »
    Le soleil baigne la cuvette de Francorchamps quand j’arrive au circuit. Tant mieux car le souvenir de la drache...
  • 24h Spa : allumés.be !
    Alors que tout le monde craignait l’incident du départ tant les courses d’endurance sont devenues des sprint de longue...
  • 24h Spa : l’album de la première heure
    Du soleil, du monde partout et… 61 bolides prêts à en découdre. L’édition 2014 a débuté sous les meilleurs...
  • Les commentaires sont fermés.