Essai course : BMW 325i Clubsport Trophy Valentino


  • Publié le jeudi,12 décembre , 2013 á 11:26 | Dans la catégorie : BGDC, BMW, Sport

    Par Patrick Hayot

  • Autant le dire de suite, les formules monotypes et moi, on fait presque deux. Pas que l’idée soit inintéressante, mais comme dans tout, il y a à boire et à manger quant au rendu et au-dessus de ces courses.
    Eh bien, de virer ma cuti et d’exprimer l’énorme plaisir que j’ai eu à tester en toute modestie la BMW 325i de Fabrizio Valentino. Et si l’histoire débute par une photo de nuit maquillée, l’annonce de la possibilité de faire un essai de la voiture 251 à Zolder a provoqué la rencontre.
    C’est donc par un froid dimanche d’hiver, le 17, que je me retrouve dans le paddock du circuit limbourgeois une semaine après la finale du BGDC. L’opportunité est trop bonne puisque cette BMW fait partie du plateau car, à part Mettet pour raison de sécurité dûe au grand nombre de voitures évoluant dans ce championnat, le BMW Clubsport Trophy y est incorporé.
    « Soyez là à 13 heures, on commence par vous ». Sûr que j’étais à l’heure et même bien avant afin de rencontrer de visu Fabrizio Valentino et de me mettre dans l’ambiance avant de monter dans le bolide.
    C’est en toute décontraction, avec une simplicité et une certaine légèreté que je suis accueilli. C’en est presque déroutant car d’emblée, on te dit pour ce genre d’essai : « fais pas ci, fais pas ça » !

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    Et dans le genre à ne pas faire, c’est de vouloir débuter directement. Tout compte fait, une bonne chose puisque cela débutera avec 10 minutes de retard afin de me voir d’abord piloté par Lorenzo Donniacuo. Ce p’ti jeune de 21 ans, une fois en route, me met au parfum par une franche accélération des stands. A peine le temps d’apprécier le son mélodieux du 6 cylindres en ligne que déjà on se jette à la corde pour le premier droit. La suite ? C’est une symphonie en 6 majeur et un festival de trajectoire précise, de freinages puissants et ré-accélérations qui le sont tout autant. En 5 tours, je me prends un leçon de pilotage qui n’est que ralentie par un trafic intense en ce dimanche et surtout aux aléas de l’évolution de certains. Une R5 GT Turbo crache son huile et voilà que les 3 derniers tours sont marqués par des sorties de piste. « Ici, il faut rester au milieu de la piste, il y a encore un peu d’huile à gauche » me répond Lorenzo à la question pourquoi ne pas prendre la corde. « Faudra faire attention ».

    À mon tour de prendre le volant. Me fixant déjà la règle de ne pas tenter un chrono, c’est presque en décontraction que je découvre l’univers qui a baigné durant un an mon « instructeur ». Étant puceau sur cette auto, c’est au rythme de sénateur que l’on quitte le paddock et d’arriver sur la piste. L’accélération franche est agréable. La BMW est comme poussée par un main et non bondissante comme un cabri en folie. Saine, voilà le premier sentiment qui vous envahi… Même si je sais que l’antipatinage est branché pour la circonstance. Va pour la chicane et de monter les rapports. Jusqu’ici tout va bien.

    Panneau 100 m… Non, je ne vais pas lui faire un coup comme ça ? Au lieu de freiner bien plus tard comme Lorenzo sait si bien le faire, je tape dans les freins et… de voir mon co (vice-champion 2013 du BMW Clubsport Trophy svpl !) partir de l’avant, il est aussi surpris que moi. Purée ! Elle freine d’enfer et ce malgré une vibration étonnante dans ceux-ci déjà ressentie comme passager. Celles-ci tiennent à deux choses : la première, ils ont un demi-championnat dans la vue, la seconde, ce sont des disques flottants et c’est donc la chaleur qui « gonflant » axes et disques assurent le serrage et l’excellent maintient. Il suffit en fait de s’affranchir de cette impression pour commencer à s’amuser. Les 245 Nm de couple font merveille pour les relances, bien plus que les 200 ch qui sont sous le pied droit. Le tout est assorti d’une direction légère, presque trop à mon goût, et précise, ça c’est chouette !

    Les constat d’usage et de ressentis étant assimilés, je m’autorise à pousser un peu plus. Ah zut, le rupteur à la sortie du Jacky Ickx et l’antipatinage me rappelle à l’ordre. Les deux agissent de façon très efficaces. De comprendre ainsi que pour faire un très bon tour, il faut débrancher le second et laisser aller en légère dérive des 4 roues afin d’inscrire la voiture en entrée de virage. Eh oui, il est possible de rentrer fort sur le train avant comme si c’était une traction, puis de la laisser glisser en toute quiétude et d’en exploiter la motricité. Cela ne m’a pas empêché de rester bien en deçà de son vrai potentiel et de me surprendre, après analyse, de rester un rapport trop bas pour certains virages. Et ce d’autant que la suspension fait merveille à Zolder quand il s’agit de couper les vibreurs. Pas tape-cul du tout, elle travaille progressivement avec une certaine fermeté.

    De mon chrono du jour, je m’en fous royalement car je sais que cette BMW Clubsport Trophy peut en donner plus. Elle procure une sensation d’aisance assez incroyable. Douce violence… Mouais, je pourrais la définir comme ça pour peu que le levier de vitesse fasse moins dans la mayonaise. Question d’habitude… Pas sûr, car une fois dans le rythme et à la volée, il faut que ça entre tout de suite. Sans quoi, le bilan est parfait. C’est même tentant de vouloir se mesurer au sein de cette compétition car, effet secondaire (comme un certain bonbon), l’ambiance au sein du team, au sein de cette organisation est des plus décontractée et sympa.

    En tout cas, si vous avez l’occasion de faire un test, saisissez votre chance car elle en vaut la peine…Largement la peine !

    L’équipe Valentino

    Fabrizio Valentino ne tient pas de concession de la marque. Il est carrossier et c’est un peu par curiosité et pour une image de marque qu’il a misé sur la BMW Clubsport Trophy. Ce qui était donc un peu un acquis et d’avoir ainsi une belle carte de visite est devenu un leitmotiv d’amusement sérieux et de sérieux amusement. Entouré d’une dizaine de personnes selon les cas, il assure la maintenance de 3 autos. Ayant reçu de l’organisateur du BGDC pour sa première le numéro 151, c’est presque logiquement que les numéros 51 et 151 sont venus garnir les flancs des autres munichoises. Rien à voir donc avec une boisson bien connue et dont, à l’inverse du Trophy, il ne faut pas trop abuser.

     BMW Clubsport Trophy

    Une voiture Clubsport efficace est la totalité de facteurs qui offrent à l’amateur la bonne plate-forme de pratiquer le sport automobile. Les facteurs les plus importants pour le BMW Clubsport Trophy sont: la qualité technique et la fiabilité, la sécurité, l’égalité, les adaptations individuelles en terme de réglages et l’accompagnement.
    C’est en ces termes que se définit cette course dans la course car l’organisateur a misé pour un rapport qualité / performance / prix optimal.
    C’est le cas car il est accessible pour toutes BMW 325i équipées du kit BMW Clubsport Trophy. Celui prévoit les voitures dotées des dispositions de sécurité nécessaires, ainsi qu’un châssis de compétition réglable, de bons freins et des mesures de gain de poids.
    Le rapport poids/puissance imposé permette en fait de garder le moteur standard, ce qui garantie une fiabilité maximale et un plaisir de course à un prix raisonnable. L’équité est de mise car toutes les voitures participantes sont testées sur leur puissance et le poids est contrôlé avant le début de saison. Cette information est même rendue public.
    Le BMW Clubsport Trophy est une entrée idéale dans le sport automobile. De par son contexte fun, relax dans l’ambiance et rigoureux dans son application, c’est également une formule idéale pour des pilotes plus expérimentés pour exercer leur hobby.

    Merci à Fabrizio Valentino, Lorenzo Donniacuo et au BMW Clubsport Trophy d’avoir permis la réalisation de cet essai. (en savoir plus : www.bmwclubsporttrophy.be/)
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