Rallye de Trois-Ponts – De la menace à la revanche… annoncée. Quel gâchis !


  • Publié le mercredi,06 mars , 2019 á 8:08 | Dans la catégorie : Actualités, ASAF, Rallye, Sport

    Par Patrick Hayot

  • Feu 29ème édition – Ainsi la décision, la difficile décision, est tombée comme un couperet avec l’annulation pure et simple de ce qui devait être la 29ème édition du très prisé Rallye de Trois-Ponts.
    À lire le communiqué du Racing Cars Organisation, on ne peut que comprendre la décision et donc la respecter.
    Dommage cependant que dans celui-ci, on ne retrouve que des mots comme « des personnes », une « personne », des « riverains », un « afflux de protestations »…
    Bref, rien de bien nouveau à la pratique de la langue de bois !
    C’en est même lamentable puisque dans le chef du club organisateurs les choses ont été envisagées et proposées, avec accord théorique verbal des parties concernées, bien à l’avance. Que cela passera par une réunion de concertation avec, en sortie, un accord de principe écrit. Voilà qui était des plus pragmatiques dans la démarche et l’assurance de voir l’épreuve suivre son cours.
    Il est vrai que l’an dernier, déjà, la menace a été très présente suite à la reconnaissance illicite de certains pilotes. Et que ce n’est que grâce à un travail concerté de tous qu’en deux jours, le Rallye de Trois-Ponts reprenait ses droits.
    Le problème comportemental de certains participants étant contrôlable pour cette année, tout le monde pensait effectivement qu’il n’y avait plus péril en la demeure. La vigilance, sur ce points et quelques autres ayant été anticipés par RCO.
    Mais il était dit que si on ne pouvait empêcher le déroulement de cette épreuve sur ce motif, il fallait, pour 2019, en trouver d’autres.
    Chose dite, chose faite et le RCO s’est fait torpillé par, semble-t-il, une et une seule personne (le nom ????) qui a la fanfaronnade facile en prétextant le délai d’organisation d’un nouveau parcours pouvait se faire tout aussi rapidement que l’an dernier.
    Ce qui est lamentable, c’est que personne ne veut endosser la responsabilité de cette action. En sous-entendu, Mr le Bourgmestre, au demeurant aimable, semble pris entre deux feux. Il est vrai que des élections approches et que la politique fait valoir ses droits et que notre époque est propice à la caresse d’un électorat qui peut se permettre d’imposer ses revendications qui n’ont de base que leur confort personnel et non l’intérêt de tous.
    Mais faire une critique, c’est savoir dire du bien et du mal de la situation, de la personne en question.
    Ici, à part RCO et Mr le Bourgmestre… Rien, nada, niets, nothing, niet !
    Pourtant, à lire le communiqué, il a été proposé à RCO d’en revenir à l’ancien tracé. C’est RCO qui le dit. Certes, je comprends le plaisir d’innover et d’offrir quelque chose de différent, mais si une solution existe, pourquoi ne pas s’y tenir. Ce serait une façon de pérenniser l’épreuve et surtout d’envisager les changements plus tard, une fois la situation décantée. Etait-il possible de « sauver » cette 29ème édition. Je pense que oui… Même si on revenait à un « format » classique, connu et archi connu.
    Car, et on peut comprendre le ras-le-bol de certains riverains, avec les Legend Bastogne, le Spa Rally et le Rallye de Trois-Ponts, cela fait effectivement bien 3 épreuves en 2 mois qui se déroulent partiellement sur les mêmes tracés.
    Il était donc facile d’user de cet argument pour « descendre » la plus petite épreuve des trois, à savoir le Rallye de Trois-Ponts.
    Toujours est-il que ces mêmes ardents défenseurs de la tranquillité, euh pardon, de leur tranquillité personnelle car ils s’en foutent de celle du voisin à qui ils ne parlent que très rarement, vont apprendre que si je connais leur « patelin », c’est grâce au sport auto et notamment cette épreuve. J’ai débuté en assistance rallye avec un de vos compatriotes qui habitait Basse-Bodeux. Encore un village que j’ai connu grâce au rallye. De même, grâce à un autre ami qui habite à Trois-Ponts, j’allais de temps à autre me sustenter au restaurant pizzeria qui a dans le virage pour aller vers Coo ou Stavelot.
    Eh bien, je vous annonce que tout ça, c’est fini pour moi. Je me contenterai d’un passage éclair dans votre entité et j’irais me restaurer à Stavelot, Vielsalm… peut-être Coo.
    Mais avant de vous quitter, je vous demanderai, bande de pollueurs, vous, donneurs de leçon, d’aller nettoyer le lieux-dit « Les poubelles » qui ne porte depuis quelques temps jamais aussi bien son nom !
    Car ce ne sont pas des spectateurs, des pilotes en reconnaissance qui vont jeter des plaques d’Eternit, des lavabos, des conduites d’égouts, des pierrailles de maçonnerie, des sacs poubelles !
    Ah oui c’est vrai que c’est bien caché et comme cela ne gêne ni votre vue, ni votre nez… Vous préférez vous vilipender sur une manifestation sportive bien sympa, qui attire du monde certes, mais qui rapportait aussi à l’économie locale.
    Et j’espère que dans votre logique environnementale, que vous demanderez l’interdiction du passage de la Flêche wallonne, le Liège-Bastogne-Liège, le Tour de France (sic !!!) car, même si ce sont des épreuves cyclistes, elles engendrent elles aussi une pollution dûe aux nombreux spectateurs venus voir… 20 sec, juste le temps du passage, ce sport soit-disant « propre ». Car un spectateur « auto » reste bien plus de 30 min sur place et voit du spectacle pendant des heures.
    Et si on fait le ratio du temps de vision de l’évènement par rapport au nombre de spectateurs présents, il y en a bien plus pour le vélo, c’est pourtant bel et bien celui de la pédale qui pollue le plus !
    Effet pervers de l’abrutissement de notre société, le Rallye de Trois-Ponts n’aura pas lieu, mais que cela serve de leçon à tout le monde car cela risque de se reproduire de plus en plus et à ce titre, il serait temps que les instances dirigeantes du sport auto ASAF, RACB Sport, les CSAP, les clubs organisateurs, ouvrent les yeux et prennent leurs responsabilités en limitant le nombre d’épreuve ou en les autorisant sur un calendrier moins concentré.
    Constat amer aussi de voir que ce qui s’est déroulé il y a un an n’a servit de leçon à personne. Quand trop de sport auto tue le sport auto !
    Exemple criant : le Rallye van Haspengouw, Waremme, Hannut, l’ex-Police Gendarmerie, devenu le Rallye de la Principauté, qui se déroule dans un rayon de 40 km à peine et eux aussi sur une période de 3 mois à peine. Heureusement le Dumont est plus décalé… Sans quoi !
    Reste une inquiétante et malheureuse question : À le tour ?


    Photos P Hayot ©2019 auto-center.be

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